| Le château de Fénis |
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À l'extrême sud-ouest de quelques riantes prairies se dresse le château de Fénis, dont la position qui ne semble pas tout à fait des plus adaptées à une forteresse. Sa naissance et ses premières phases de développement sont inconnues et nous n'avons aucune trace de l’histoire de ce bâtiment imposant jusqu’à l'an 1200. Les premières citations concernant le castrum Fenitii remontent en effet au début du XIIIème siècle et la structure faisait déjà partie du patrimoine de la famille des vicomtes d’Aoste. Les sources historiques attribuent le remaniement du château tel qu'il apparaît aujourd’hui à Aymon de Challant. La période entre 1320 et 1420, a certainement été décisive pour cet édifice, puisque c'est alors qu'il assuma graduellement son aspect presque définitif. L'intérieur du fort devait être par contre complètement différent. En entrant par la double porte située au rez-de-chaussée de la tour prismatique orientale, le visiteur accédait probablement à une cour deux fois plus grande que celle actuelle. On suppose que deux longs bâtiments longeaient cette cour. En une époque inconnue, mais postérieure au moins d’une vingtaine d’années aux premiers travaux de réaménagement, Aymon ordonna une deuxième série de transformations. Puis ce fut le tour de Boniface 1er de Challant, fils d’Aymon, qui porta le château à une nouvelle étape de son développement. L'intervention consistait cette fois en une remise à niveau de tous les étages du château et la réalisation, à côté du castrum, de "viridarium", "hortus" et "vinea domini", qui constituaient un système articulé tenant lieu de résidence avec des fonctions productives (au sens agricole du terme) et représentatives. Cette campagne terminée, peu après 1395, Boniface de Challant n’intervint plus sur la structure sinon pour des embellissements. Il ordonna les fresques qui recouvrent les parois de la cour et de la chapelle. Après la mort de Boniface 1er, les fortunes de cette branche de la famille De Challant diminuèrent considérablement et, en ce qui concerne le château, nous pouvons affirmer que les générations qui se succédèrent n'intervinrent que moindrement sur la structure et les décors. À ce statisme fit suite, à partir du XVIIIème siècle, une véritable phase de dégradation. À la mort d’Antonio Gaspare Felice, en 1705, Fénis passa aux mains de la branche cadette des Challant Châtillon. L’héritier en titre, Georges François, couvert de dettes, vendit le château, en 1716, aux Saluzzo Paesana. Ces derniers conservèrent la propriété (sans pour autant l’utiliser si ce n'est que comme ferme) jusqu’au 23 mai 1798, date où ils la cédèrent à Pierre Gapard Ansermin. En 1863, ses héritiers la vendirent à Michel Balthazar Rosset, de Quart. Le 3 septembre 1895, son fils cadet, Giuseppe, le vendit à l’État italien. La structure était presque en ruine : les planchers et les plafonds étaient croulants ou croulés ; les toits délabrés ; les murs d'enceinte ainsi que la tour près de l’entrée étaient détruits. L’achat du château de la part de l’État italien fut l’acte conclusif d’une longue redécouverte. En août 1865, Alfredo d’Andrade, jeune peintre portugais qui venait de s’installer en Piémont, arriva à Fénis. Il joua un rôle fondamental dans le sauvetage du château. D'une part, il s’en inspira pour réaliser le « château médiéval » qu’il fallait construire pour l’exposition de Turin 1884, mais c'est surtout dans son rôle de Directeur du Bureau pour la conservation des monuments qu'il sollicita l’État à l’acquisition de la structure dont il obtint également la gestion. Il commença alors à prédisposer la restauration physique et statique. Les premières opérations furent la sécurisation et l'aménagement des infrastructures nécessaires pour les travaux successifs : remise en état des planchers, installation de nouvelles portes et fenêtres ; consolidation des murs d'enceinte. Vu les faibles moyens économiques dont il disposait, sa politique fut de réaliser des petites interventions en fonction des nécessités les plus urgentes pour la conservation. Presque à mi-chemin des plus de vingt années de travaux, D’Andrade, ayant désormais atteint un certain âge, décida de passer la charge à Seglie qui compléta le travail en 1920. À partir de 1935, une nouvelle campagne de restauration fut lancée, sous la conduite de De Vecchi-Mesturino. C'est à cette époque que remonte l'ameublement du château, initiative stratégique dans le but de réaliser un Musée du Mobilier. La structure est actuellement propriété de la Région Autonome Vallée d’Aoste. Elle est ouverte toute l’année. Les visiteurs sont admis par groupes de 25 personnes au maximum par tour de visite (qui dure une demi-heure). Du 16 mars au 30 juin et du 1er au 30 septembre, l’horaire d’ouverture est de 9h00 à 18h30. Du 1er juillet au 30 août, l’horaire est de 9h00 à 19h30. Du 1er octobre au 28 février, l’horaire en semaine est de 10h00 à 12h00 et de 13h30 à 16h30 (fermé le mardi); les dimanche et jours fériés, la structure est ouverte de 10h00 à 12h00 et de 13h30 à 17h30. Les billets sont vendus au château de l’ouverture à la fermetures des visites. Le billet d’entrée coûte 5 euros. Les groupes d’au moins 30 personnes payantes, les militaires en uniforme et les étudiants universitaires ont droit à un rabais et ne payent que 3,50 euros. Les personnes âgées de plus de 65 ans, les enfants mineurs et les groupes d’écoliers entrent gratuitement. Pour tout autre renseignement, téléphoner au 0165 764263.
Liens:http://www.comune.fenis.ao.it/turismo/castello_i.asp http://www.regione.vda.it/turismo/newvisualizza_i.asp?pk=386&nomesch=sch_localita&ts=localita |
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